Avoir sommeil mais ne pas réussir à dormir : que faire en cas de troubles du sommeil ?

Pour aborder les troubles du sommeil, il est important de prendre en compte les facteurs qui contribuent à leur existence. Il sera donc nécessaire de changer un comportement et des habitudes inappropriés.

Pourquoi je n’arrive pas à dormir alors que j’ai sommeil ? Si vous vous êtes déjà retrouvé dans cette situation, vous avez alors eu un trouble du sommeil.


Qu’est-ce qu’un sommeil normal ? 

Le sommeil diffère d’un individu à l’autre. La moyenne se situe entre 7 à 8 heures par jour. Le sommeil est constitué de plusieurs cycles, chacun d’une durée de 90 minutes, composés de 2 phases distinctes.

La première est celle que l’on appelle la phase de « sommeil lent-profond » (récupération physique de la journée). Elle est suivie de la phase dite de « sommeil paradoxal » (récupération mentale). Les troubles du sommeil vont ainsi perturber une de ces deux phases et de ce fait altérer la qualité de la nuit passée. Avoir sommeil mais ne pas réussir à dormir : que faire en cas de troubles du sommeil ?

Est-ce normal de mettre plus de 2h pour s’endormir ? À partir de quand est-ce considéré comme pathologique ?

La durée normale d’endormissement est estimée à environ 30 minutes. Plus de 2 heures, c’est anormal. Il peut s’agir d’un syndrome de retard de phase ou d’une insomnie d’endormissement.


Pourquoi perdons-nous le sommeil ?

Un adulte sur cinq est concerné par l’insomnie en France. Mais ce trouble reste mal pris en charge, alors que des traitements efficaces existent.

Longtemps perçue comme le symptôme d’une pathologie physique ou psychique, l’insomnie est reconnue comme une maladie à part entière depuis une vingtaine d’années.

Ces perturbations entraînent pour les insomniaques des difficultés à faire face à leur quotidien, ce qui les distingue des petits dormeurs, qui ne souffrent pas de leurs courtes nuits. Fatigue, irritabilité, problèmes de concentration… 

Différentes études ont montré que l’insomnie avait un impact sur la qualité de vie comparable à celui de pathologies comme la dépression ou le diabète.

Avoir sommeil mais ne pas réussir à dormir : que faire en cas de troubles du sommeil ?L’activité professionnelle de l’insomniaque en est affectée : augmentation du risque d’accidents et absentéisme deux fois plus élevé. Autant de données qui suggèrent que cette maladie a un coût pour la société, même s’il n’existe pas d’évaluations économiques récentes sur le sujet, alors que 20% des adultes sont concernés dans les pays industrialisés.

L’insomnie fait partie des troubles du sommeil les plus communs au sein de la population générale. Il peut se manifester de différentes façons, lesquelles donnent forme à différents types d’insomnie :


Les différents types d’insomnie selon la cause

1. Insomnie primaire

L’insomnie primaire est celle pour laquelle il n’est pas possible d’identifier une cause claire à l’origine de ce trouble du sommeil. 10% de la population souffre de ce type d’insomnie.

Ce type d’insomnie peut être divisé en deux sous-catégories en fonction de la manifestation et de l’origine du problème :

  • Insomnie idiopathique : ce type d’insomnie trouve son origine dans l’enfance et semble lié à un mauvais apprentissage de l’habitude de dormir.
  • Insomnie psychophysiologique : cette insomnie se caractérise par un niveau élevé d’activation psychophysiologique lors de la phase initiale du sommeil. La personne qui en souffre est très préoccupée à l’idée de dormir et fournit de grands efforts pour parvenir à s’endormir chaque nuit.

2. Insomnie comorbide

L’insomnie comorbide est celle dont la cause est claire. En plus de traiter l’insomnie en soi, il faut prendre en compte la cause à l’origine du trouble, les troubles qui l’accompagnent et même leurs conséquences.Avoir sommeil mais ne pas réussir à dormir : que faire en cas de troubles du sommeil ?


Les différents types d’insomnie selon la durée

1. Insomnie transitoire ou aiguë, l’un des troubles du sommeil les plus communs

L’insomnie aiguë est celle qui dure moins de un mois. C’est la plus fréquente et la plus généralisée au sein de la population. Elle est généralement liée à des facteurs sources de stress, lesquels sont alors à l’origine du trouble.

Les changements brusques d’horaire, les problèmes familiaux, les problèmes au travail ou encore les problèmes personnels constituent les principaux facteurs à l’origine de l’insomnie transitoire ou aiguë. Le sommeil redevient normal après la disparition de la source de stress en question.

2. Insomnie à court terme ou subaiguë

L’insomnie à court terme ou subaiguë est celle qui oscille entre un et trois mois. Elle est parfois liée à des événements stressants.

Généralement, les situations à l’origine de ce type d’insomnie sont durables. La mort d’un proche, une rupture sentimentale ou encore une maladie grave sont les principaux facteurs à l’origine de ce type d’insomnie.

Par ailleurs, la personne affectée doit faire face à d’autres types de problèmes tels que l’anxiété, le stress ou encore un moral bas.

3. Trouble du sommeil à long terme ou chronique

Une personne qui souffre d’un trouble du sommeil chronique a du mal à trouver le sommeil ou à rester endormi. Plus précisément, l’individu qui souffre d’un trouble du sommeil chronique a des difficultés à trouver le sommeil et à dormir sans interruption au moins trois fois par semaine, et ce, pendant au moins trois mois.

Cette situation a des répercussions sur le fonctionnement de la personne au cours de la journée. Les personnes affectées par ce problème ne souffrent pas seulement d’un manque de sommeil réparateur, elles rencontrent également des difficultés pendant la journée au niveau émotionnel, mental ou physique.Avoir sommeil mais ne pas réussir à dormir : que faire en cas de troubles du sommeil ?


Les différents types d’insomnie selon les symptômes

1. Insomnie initiale

L’insomnie initiale est celle qui concerne les personnes qui ont du mal à s’endormir.

Ce type d’insomnie concerne notamment les jeunes personnes et est généralement lié à des problèmes médicaux, à la prises de substances ou à des problèmes psychologiques ou psychiatriques tels que les troubles de l’anxiété.

2. Insomnie intermédiaire

Ce type d’insomnie se caractérise par la difficulté à rester endormi.

3. Insomnie terminale

L’insomnie terminale est celle qui se produit à l’aube et provoque des levers matinaux non désirés.

Normalement, le réveil a lieu deux heures avant le réveil habituel. Et une fois que cela se produit, la personne affectée n’arrive pas à se rendormir.

L’insomnie terminale est celle qui accompagne typiquement le trouble dépressif.

À l’heure de lutter contre les troubles du sommeil, il est important de prendre en considération les facteurs à l’origine du trouble. Les individus affectés devront certainement changer certaines habitudes inappropriées.

Mais ce n’est pas tout… Il est également important de faire abstraction des pensées erronées sources de préoccupations afin de réduire une éventuelle forte activité émotionnelle.Avoir sommeil mais ne pas réussir à dormir : que faire en cas de troubles du sommeil ?


Des causes multiples

Parfois transitoires, liés à une étape de vie difficile, les troubles du sommeil ne durent alors que quelques semaines. Mais au delà de trois mois, on commence à parler d’insomnie chronique.

On estime que la moitié des personnes insomniaques sont touchées par ce trouble depuis plus de dix ans. Tout le monde peut être concerné par l’insomnie. Mais elle progresse nettement avec l’âge et se révèle plus fréquente chez les femmes, surtout après 55 ans, lors des changements hormonaux liés à la ménopause.

Certaines conditions de vie favorisent également les troubles du sommeil : le travail de nuit, un environnement bruyant, la présence de jeunes enfants perturbant le sommeil parental, un métier stressant… Il arrive aussi qu’ils soient liés à une pathologie, connue ou pas du patient : douleurs chroniques, problèmes respiratoires, cardiaques ou endocriniens, mais aussi diverses maladies neurologiques ou infectieuses.

Certains médicaments, comme les corticoïdes ou les bêtabloquants, impactent aussi le sommeil. Enfin, dépression et anxiété sont retrouvées dans 50% des insomnies chroniques.Avoir sommeil mais ne pas réussir à dormir : que faire en cas de troubles du sommeil ?


Que faire en cas de troubles du sommeil ?

En cas d’insomnie, d’apnées ou d’autres perturbations, il est conseillé aux personnes présentant ces troubles du sommeil d’aller en parler à leur médecin traitant. Il pourra ensuite les orienter vers un spécialiste du sommeil pour réaliser des examens. Attention cependant aux délais d’attente qui peuvent être très longs pour ces spécialistes. Il y a environ 1 an d’attente par exemple pour le centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu. Mais il existe près de 90 centres du sommeil en France.

Une consultation dans un centre du sommeil, en service hospitalier, commence donc par un interrogatoire sur l’état de santé et sur les habitudes de vie du patient. Puis viennent différents examens. Une actimétrie permet d’enregistrer les périodes d’éveil et de sommeil, à l’aide d’une sorte de montre, pendant une dizaine de jours et de voir ainsi comment est régulée l’horloge biologique.

Les enregistrements polysomnographiques sont effectués au cours d’une nuit à l’hôpital, au moyen d’électrodes posées sur le cuir chevelu et captant les rythmes électriques du cerveau. On obtient ainsi une évaluation qualitative de la composition du sommeil, en particulier le nombre et la durée des cycles.Avoir sommeil mais ne pas réussir à dormir : que faire en cas de troubles du sommeil ?


Que peut-on faire contre les troubles du sommeil ?

Quel que soit le diagnostic, pour enrayer l’insomnie, il faudra commencer par adopter certaines règles simples d’hygiène du sommeil : lever et coucher à la même heure chaque jour, ne pas passer plus de 8 heures au lit pour ne pas se réveiller au cours de la nuit suivante, éviter les excitants après 17 heures, pratiquer une activité physique régulière…

Avoir sommeil mais ne pas réussir à dormir : que faire en cas de troubles du sommeil ?

Viennent ensuite des approches non médicamenteuses qui ont fait leurs preuves : la relaxation, les thérapies comportementales et la luminothérapie. Les médicaments du sommeil, hypnotiques ou psychotropes, peuvent enfin être utilisés en phase aiguë et sur une courte durée pour apporter un soulagement.

Les approches médicamenteuses et non médicamenteuses ne doivent pas être opposées car c’est souvent en les combinant qu’on obtient les meilleurs résultats.

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